Les vacances des jeunes : l’angoisse du no-wifi ?

Alors que les cloches de Noël s’apprêtent à sonner et la dinde farcie à pointer le bout de son bec, j’ai voulu me pencher sur ce mot, ce moment, que dis-je, ce phénomène tant prisé : les vacances. Cette période où l’on arrête toute activité pour se reposer et se détendre, est-elle vraiment de tout repos à l’heure de la connectivité ambiante ? Bien sur, on va parler sous l’angle des jeunes et se demander ce que cela a changé à notre mode de fonctionnement, d’organisation. A quoi ressemblent les vacances à l’heure des jeunes ?

Les vacances sauce jeunes

sports vacances

Dans nos rêves, les vacances ce sont des road-trips à quatre en Nouvelle-Zélande ou des aventures solitaires en Italie, « du soleil et des chicas », du ski et du whisky, des potes et des capotes, du farniente, un vrai besoin de partir, généralement assez loin, de découvrir et de ressentir.
Dans les faits, c’est à peu près pareil, si on trouve une promo pas trop chère pour pouvoir le faire. Sinon, on reste en France. On choisit sa destination en fonction de ses amis, de sa famille, des photos qu’on a vu sur Instagram ou Facebook, de ce qu’on nous a raconté et de sa soif d‘aventure ou de culture.
Une fois que l’on a décidé de la destination et qu’on a booké les billets de train ou d’avion, il y a deux écoles d’organisation : ceux qui prévoient le strict minimum (éventuellement l’hôtel) et ceux qui pensent un programme à l’avance. Le point commun : la recherche sur Internet. La consultation des avis, des recommandations, du vécu de ceux qui étaient là-bas avant nous. Nous ne connaissons pas ces personnes mais nous avons foi en eux. Leur expérience est précieuse et souvent astucieuse.
Nous sommes fascinés par le fait de voyager seul mais le cap est encore difficile à franchir. C’est flippant. Nous pensons qu’il y a là le moyen de se connecter plus facilement avec les autres, d’être entier et totalement disposé à s’oublier pour mieux expérimenter. Mais nous n’osons pas toujours. Aujourd’hui la solitude c’est aussi malaisant. Etre à plusieurs, c’est valorisé et valorisable.

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Comme un poisson dans l’eau                    ©Melody_a_dit

 

La déconnexion connectée

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Comme fidèles compagnons de nos voyages, nous emportons dans 99% des cas notre téléphone et parfois, en plus, un appareil photo. Clic Clac. Les souvenirs dans la boîte. L’ordinateur reste bien souvent à la maison sauf si nos passions l’exigent.
En arrivant sur le lieu tant désiré, le premier réflexe est d’activer les donnés mobiles ou de choper du wi-fi si notre malheureux forfait n’est pas aussi worldwide que nous. 9,99€ chez Bouygues tu connais. Il faut prévenir, rassurer et regarder ce qu’on a pu manquer.
Une fois lancé dans l’aventure, notre téléphone perd de ses attributs quotidien. Il revient alors à ses fonctionnalités de bases, légèrement améliorées. Il prend lui aussi quelques vacances. N’étant plus constamment connecté, photos, appels et recherches sur Google ou Maps sont ses principales missions. Mais quand vient le soir et le wi-fi, les choses changent. Il s’agit là d’un rituel immanquable : nous prenons des nouvelles du monde qui continue de tourner. A l’hôtel, au airbnb bref là où nous dormons, lorsque le moment de sleeping est venu, nous avons besoin d’échanger avec ceux qui vivent normalement quand nous avons la chance de vivre des choses hors du commun. En moyenne, nous faisons défiler 915 mètres d’écran chaque jour sur notre smartphone. En vacances, moitié moins, moitié bien ?
Nous vivons en effet une déconnexion connectée. Nous sommes loin, plongés dans une autre culture et parvenons à mettre de côté ce qui nous distrait, nous empêche de vivre pleinement l’instant, mais pas complètement. Comme un agent qui nous rappelle à l’ordre, notre téléphone vibre, sonne et nous ramène à lui, à son univers virtuel. Un mail de son boss et nous voilà de retour au bureau. Et de manière totalement spontanée, un moment d’ennui est comblé par sa présence même s’il s’agit juste de regarder les photos prises hier. Nous ne sommes pas seuls.

Par une irrépressible envie de partager

snowboard holidays young

La connexion est rassurante et pratique. Mais la connexion va aussi nous servir à partager. Car c’est là un besoin parfois inavouable que nous avons tous.

  • Etre joignable et pouvoir joindre

Le téléphone et la connexion, cellulaire ou wi-fi, permettent d’une part d’être joignable, par exemple si nous avons des programmes différents de nos potes et que nous devons nous retrouver. Mais cela permet également d’appeler ses proches « Allo Maman bobo », de les rassurer et de leur raconter ce que l’on vit.

  • L’envie de partager les bons moments

Grâce aux photos que nous avons prises la journée, nous allons pouvoir montrer les bons moments que nous avons vécu. Soit quand on rentre de vacances, soit sur l’instant grâce aux réseaux sociaux principalement. Notre feed Instagram devient en quelque sorte un best-of des moments marquants de nos vacances. Nous sommes contents de le parcourir et puis nous allons montrer que nous sommes heureux car dans le fond le bonheur c’est contagieux. C’est comme si on avait un trop plein de kiff qu’on voulait extérioriser. L’acte de partage n’est donc pas nécessairement une volonté pour rabaisser l’autre et l’enfoncer dans sa misérable condition. Au contraire.

  • A ce moment là, notre vie est mieux que d’habitude. 

Nos photos de jungle urbaine ou de sable blanc, de corps bronzé ou de soleil couchant sont des moments hors du commun que nous avons vécu. Et nous voulons, par le partage, signifier que, à cet instant T, notre vie était mieux que d’habitude, et que nous avons aimé cela.  Pour certains, ce partage peut s’apparenter à une forme de preuve. Il faut prouver que l’on fait des choses qui sortent de l’ordinaire et que notre vie est dingue. C’est un cercle vicieux qui tend à se demander si dans certains cas, nous ne voyageons pas pour avoir des choses à partager et non pour découvrir et ressentir.

Le partage appelle la reconnaissance et la validation de ses pairs. Le paradoxe est ici assez marqué puisque nous trouvons cela ridicule de vouloir prouver que l’on vit des choses et pour autant nous apprécions et demandons la validation de nos réseaux lorsque nous sommes dans cette situation. C’est là toute la beauté et la complexité de notre génération <3.

Il nous semble aujourd’hui difficilement imaginable de partir en vacances sans notre  téléphone et sans une once de connexion. La question de comment faisaient nos parents et grand-parents revient d’ailleurs souvent.
Et pour autant nous semblons avoir suffisamment de recul pour ne pas en abuser.
Mais les phénomènes de digital detox sont de plus en plus nombreux. et aujourd’hui les moins de 16 ans vivent à grands coups de live. Comment kiffer si je passe le plus clair de mon temps à exposer ma vie à travers mon téléphone ?  Il ne s’agit pas là d’un jugement mais plutôt d’un questionnement.

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Bonnes vacances et vivement les photos de la dinde et des cadeaux !! [gigg]

Merci à Claire, Ludivine, Clément, Louis, Lucas et Yacine pour avoir participé aux  entretiens qualitatifs.

Retrouvez le site de Ludivine pour redécouvrir l’art en se tordant de rire  : Son site, son Instagram et Facebook
Allez écouter la musique mystique et rythmique de Clément @PouvoirMagique, Facebook, Instagram

5 jours, 5 chances #4

Cette semaine, un programme un peu différent car j’ai expérimenté de nouvelles aventures professionnelles qui n’auraient jamais été possibles si je ne m’étais pas lancée en freelance. Alors j’avais envie de faire la recette suivante : 3 jours de conseils pour se lancer et 2 jours de chance. Ce qui revient à 5 jours de kiff. Le compte est bon Jacky. Go !

Lundi

Se lancer en freelance : osez ouvrir la papillote !

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Si vous êtes intéressés par le freelancing, c’est que votre fort intérieur a déjà mis un demi doigt de pied dans le plat. Ne reste plus qu’à y entrer complètement. Vous sentez qu’il y a là une sorte de papillote de Noël, quelque chose qui a l’air bon mais dont on n’est pas sur du goût. Peut-être aussi qu’il y aura un pétard, dans ce cas soit ça devient marrant, soit ça tourne vinaigre. C’est à la fois attirant et un peu stressant, sucré et salé en même temps. Pour franchir le cap, je vous conseille de vous détacher de toutes les idées pré-conçues que vous pourriez avoir, et de me croire quand je vous conseille d’osez ouvrir la papillote ! Vous ne serez pas en CDI et devrez justifier cela autour de vous. Vous n’aurez pas de paye fixe, mais vous serez libres, maitres de votre organisation, prêts à relever 1000 défis différents. Vous aurez des clients, des devis, des factures, des relances, des impayés. Vous serez votre patron et votre salarié. Mais vous ne serez pas seuls car il y a une vraie solidarité entre les free et plein de moyens de se retrouver.

Mardi

Se lancer en freelance : soyez persuadés d’être l’excellent chocolat dans la papillote.

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Si vous êtes encore un peu réticents à ouvrir la papillote du freelance, je vous conseille de faire un petit travail avec vous-même, main dans la main. Pour cela, la phrase qui suit est de la plus haute importante : Tout le monde a des compétences valorisables auprès des entreprises. Je dis bien tout le monde. Reçu 5/5 Jacky ? Il faut vous en convaincre. Vous n’êtes pas obligés d’être un artiste pour être en freelance. Vous pouvez développer des apps, refaire des logos, élaborer des business plans, des stratégies marketing, des analyses financières …. Tout le monde peut (s’il le souhaite bien sur !) être freelance. Donc tout le monde peut ouvrir la papillote et être sur d’être un excellent chocolat de Noël, raffiné, avec des vertues incroyables (sans modération !). Croyez en vos compétences  et soyez surs de vous.

Mercredi

Se lancer en freelance : comment faire goûter vos papillotes ?

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Ok donc maintenant vous avez la première papillote en bouche et vous savez que le chocolat est bon. Mais comment le faire goûter à d’autres ? Comment aller à la rencontre de ses clients, comment les trouver ?  Pour cela, différents moyens sont possibles :

  • Faites en sorte que votre premier cercle de réseau soit au courant de votre activité, c’est un excellent  moyen de commencer.
  • Allez à la rencontre de votre réseau professionnel (via Linkedin par exemple). Assistez à des conférences et à des évènements en lien avec votre activité. Rencontrez les professionnels de votre secteur.
  • Inscrivez-vous sur  des plateformes qui mettent en relation des freelances avec des entreprises. Certaines sont généralistes, d’autres sont plus spécifiques, cela dépend de ce que vous recherchez. Je peux par exemple vous citer les plateformes suivantes : Crème de la Crème, Malt, Comet (spécialisé tech et data)…

 

Jeudi

Rigoler avec Jamel

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Maintenant, place à la rigolade. Je suis allée voir le spectacle Maintenant ou Jamel à la Cigale et comme prévu c’était un peu beaucoup trop drôle. On a besoin de se fendre un peu la poire de temps en temps. Le rire a des vraies vertues sur notre santé. Les médecins recommandent de rire 10 à 15 minutes par jour pour être en bonne santé. Aujourd’hui c’est un peu la déch,  on ne rit que 5 à 6 mn en moyenne par jour,  ce qui est peu.
Alors certes la place est à 35 euros, mais c’est finalement presque autant qu’une consultation chez le médecin et c’est quand même vachement plus sympa. Alors pour ceux qui ne l’auraient pas encore vu en Province, il sera à la Cigale (Paris) jusqu’au 31 Décembre. Allez-y, car c’est Maintenant ou Jamel !!

Et en bonus, voici un petit exercice de méditation du sourire :

  •  Asseyez-vous au bout d’une chaise, les pieds bien à plat.
  • Soufflez tranquillou, respirez  là aussi tout tranquillou, soufflez profondément,
  • Close ur eyes et pensez à quelque chose qui  vous rend très heureux, qui vous fait plaisir ou vous fait rire.
  • Inspirez ce bonheur comme un parfum qui sent très bon par le nez jusqu’à que votre poitrine s’ouvre et se dilate, et, à l’expiration, laissez se diffuser ce bonheur dans votre corps.
  • Ajoutez un sourire sur votre visage pour amplifier la sensation de dilatation dans votre cœur. Votre visage est détendu, apaisé, cela vous connecte au meilleur de vous-même.

La psychosomatique du rire, du docteur Henri Rubinstein.

Vendredi

Découvrir une marque de maquillage naturel

Nude By Nature

Je vous en parlais dans mon article sur les produits naturels, j’ai jusqu’à présent eu du mal à trouver une marque de maquillage naturel composé de produits sains. Mais ça c’était avant. Je pense avoir trouvé une alternative avec la marque Nude By Nature, originaire d’Australie. Je ne vous en dit pas plus et reviendrai vers vous lorsque j’aurai crash-testé et que je n’aurai pas eu d’apparition de boutons ou autres réjouissances.

Et vous cette semaine, c’était plutôt comment ?

Mardi nous avons aussi perdu un grand Monsieur, Jean d’Ormesson. A la question « Qu’est-ce que je fais là ? » vous m’avez apportez des pistes de réponses. A moi et à beaucoup. Reposez en paix et continuez à nous inspirer.
Mercredi nous avons perdu l’idole de tous, une voix et un destin sans pareils. Johnny, que  tout soit rock n’ roll là haut. Pensées et prières. 

See u

Manon