Comment écouter son intuition ? 3 clés

Voilà maintenant un moment que je voulais vous concocter un petit article zen, orienté développement personnel, et cette nouvelle année, encore vierge et toute prête à accueillir des « nous » meilleurs, s’y prête tout naturellement.
Avant de vous parler de méditation (sujet d’un prochain article déjà brièvement évoqué ici), je voulais vous parler d’intuition, de cette petite voix intérieure qui nous guide. A toute âge, il est utile de prêter attention à son sixième sens. Quand on est jeune particulièrement : choix des études, décisions professionnelles, relations amoureuses … Et si les réponses étaient en nous ? Voici 3 keys à mettre en place au quotidien.

Etre à l’écoute du monde extérieur

Première chose à faire : lâcher un peu du mou niveau relation amoureuse avec nos écrans. En effet, l’hyperconnexion nous empêche d’être attentif au monde extérieur, elle nous submerge d’infos anxiogènes et bride notre intuition. Alors on laisse son téléphone de coté quand on dine (je réitère, essayez de le mettre dans le four), on fait des pauses le week-end et surtout, on paramètre ses notifications pour ne garder que l’essentiel et réduire la fréquence de sollicitations inutiles. On se recentre sur la vie, la vraie, Auchan : ses proches, le théâtre, un concert, la cuisine, la communication avec l’autre… Ce sont ces activités qui nous permettent de capter les infos dissimulées dans notre environnement. Et oui, notre intuition se manifeste quotidiennement par des moments furtifs que nous devons apprendre à repérer. Il faut petit à petit en prendre conscience et noter les pensées qui vous traversent quand elles n’ont pas de lien avec le moment que vous vivez,  écoutez les sensations que cela déclenche dans votre corps. Accueillez ces ressentis avec bienveillance, sans chercher à leur shut leur mouth ou à les modifier.

S’écouter soi

Maintenant que vous écoutez le monde qui vous entoure, les oiseaux, les arbres, les sirènes de pompier, l’odeur du pain chaud ou celui des poubelles, l’air frais qui caresse vos joues ou la pluie qui mouille vos chaussettes, le moment est venu d’entrer en vous pour un joli voyage. Cette exploration intime n’est pas forcément izi pizza, puisqu’elle nous amène à nous confronter à nos peurs, nos blessures, notre partie dark … Il faut réussir à établir une relation de confiance et de bienveillance avec soi-même.
Vous avez déjà sans doute entendu parler de la mindfulness ou pleine conscience. Cette aptitude à être ancré dans l’instant présent en étant complètement présent à soi et à ce qui nous entoure. Cet état, favorisé par la méditation le yoga ou autres pratiques, nous permet de créer un lien étroit entre notre enveloppe physique, notre body et notre esprit. Au quotidien, il faut s’habituer à pratiquer ces petits moments où nous sommes pleinement présents à nous, à nos 5 sens, à l’eau qui coule sur notre peau dans la douche, bref à tout ce que nous faisons tous les jours sans y prêter attention et qui pourtant mérite toute notre attention. Je lis en ce moment le livre de Thich Nhat Hanh sur la méditation marchée. Nous pouvons par exemple chaque jour, prendre conscience de nos pas, de notre voûte plantaire en contact avec le sol qui nous relie à la Terre, de notre respiration quand nous marchons. Ce n’est PAS compliqué !

Pratiquer

Notre intuition s’affine avec l’expérience. Tous les jours, nous devons donc nous exercer. Pour cela voici quelques idées que je vous conseille de compléter.

  • Ressentez (ou du moins essayez de ressentir) les émotions de votre collègue, de cet inconnu, de votre chat …
  • Pariez au hasard (sans jeu d’argent of course) sur des évènements
  • Devinez ce qui sera au menu de la cantine (tous les jours du chocolat plizzz !!!!!)
  • Changez de route pour vous rendre à votre rendez-vous si votre intuition vous le dit
  • Entrez dans cet endroit s’il vous attire
  • Laissez-vous guider par votre ressenti
  • Acceptez la spontanéité de l’instant

Il s’agit là d’un entrainement tel un sportif. Pratiquez tous les jours, pendant au moins 21 jours. Après les choses se feront plus naturellement. Pourquoi 21 ? Car c’est le temps qu’il faut à nos cellules pour se régénérer et du coup pour ancrer une nouvelle habitude (ou se défaire d’une mauvaise).
Ne vous attendez pas à des réponses dans la minute qui suit, mais persévérez, ne lâchez rien et quand les résultats vont commencer à se faire sentir, au bout d’environ 3/4 semaines, alors faites vous confiance et acceuillez votre intuition.
Dernière petite mise en garde, ne confondez pas intuition et impression dictée par un à-priori. Faites toujours preuve de discernement lorsque vous pensez ressentir une intuition. il ne s’agit pas de dire lui je l’aime pas, c’est un naze il me revient pas allez CIAO.

J’attends vos retours les pépitoz. Et n’oubliez pas qu’il s’agit là d’un process global de développement personnel. Chacun l’organise à sa manière au rythme qui lui convient.

Peace

Manon

Le Livre que je vous recommande : La Force de l’intuition Malcolm Gladwell
Dossier « Cultivez votre intuition » Sens&Santé

Les vacances des jeunes : l’angoisse du no-wifi ?

Alors que les cloches de Noël s’apprêtent à sonner et la dinde farcie à pointer le bout de son bec, j’ai voulu me pencher sur ce mot, ce moment, que dis-je, ce phénomène tant prisé : les vacances. Cette période où l’on arrête toute activité pour se reposer et se détendre, est-elle vraiment de tout repos à l’heure de la connectivité ambiante ? Bien sur, on va parler sous l’angle des jeunes et se demander ce que cela a changé à notre mode de fonctionnement, d’organisation. A quoi ressemblent les vacances à l’heure des jeunes ?

Les vacances sauce jeunes

sports vacances

Dans nos rêves, les vacances ce sont des road-trips à quatre en Nouvelle-Zélande ou des aventures solitaires en Italie, « du soleil et des chicas », du ski et du whisky, des potes et des capotes, du farniente, un vrai besoin de partir, généralement assez loin, de découvrir et de ressentir.
Dans les faits, c’est à peu près pareil, si on trouve une promo pas trop chère pour pouvoir le faire. Sinon, on reste en France. On choisit sa destination en fonction de ses amis, de sa famille, des photos qu’on a vu sur Instagram ou Facebook, de ce qu’on nous a raconté et de sa soif d‘aventure ou de culture.
Une fois que l’on a décidé de la destination et qu’on a booké les billets de train ou d’avion, il y a deux écoles d’organisation : ceux qui prévoient le strict minimum (éventuellement l’hôtel) et ceux qui pensent un programme à l’avance. Le point commun : la recherche sur Internet. La consultation des avis, des recommandations, du vécu de ceux qui étaient là-bas avant nous. Nous ne connaissons pas ces personnes mais nous avons foi en eux. Leur expérience est précieuse et souvent astucieuse.
Nous sommes fascinés par le fait de voyager seul mais le cap est encore difficile à franchir. C’est flippant. Nous pensons qu’il y a là le moyen de se connecter plus facilement avec les autres, d’être entier et totalement disposé à s’oublier pour mieux expérimenter. Mais nous n’osons pas toujours. Aujourd’hui la solitude c’est aussi malaisant. Etre à plusieurs, c’est valorisé et valorisable.

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Comme un poisson dans l’eau                    ©Melody_a_dit

 

La déconnexion connectée

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Comme fidèles compagnons de nos voyages, nous emportons dans 99% des cas notre téléphone et parfois, en plus, un appareil photo. Clic Clac. Les souvenirs dans la boîte. L’ordinateur reste bien souvent à la maison sauf si nos passions l’exigent.
En arrivant sur le lieu tant désiré, le premier réflexe est d’activer les donnés mobiles ou de choper du wi-fi si notre malheureux forfait n’est pas aussi worldwide que nous. 9,99€ chez Bouygues tu connais. Il faut prévenir, rassurer et regarder ce qu’on a pu manquer.
Une fois lancé dans l’aventure, notre téléphone perd de ses attributs quotidien. Il revient alors à ses fonctionnalités de bases, légèrement améliorées. Il prend lui aussi quelques vacances. N’étant plus constamment connecté, photos, appels et recherches sur Google ou Maps sont ses principales missions. Mais quand vient le soir et le wi-fi, les choses changent. Il s’agit là d’un rituel immanquable : nous prenons des nouvelles du monde qui continue de tourner. A l’hôtel, au airbnb bref là où nous dormons, lorsque le moment de sleeping est venu, nous avons besoin d’échanger avec ceux qui vivent normalement quand nous avons la chance de vivre des choses hors du commun. En moyenne, nous faisons défiler 915 mètres d’écran chaque jour sur notre smartphone. En vacances, moitié moins, moitié bien ?
Nous vivons en effet une déconnexion connectée. Nous sommes loin, plongés dans une autre culture et parvenons à mettre de côté ce qui nous distrait, nous empêche de vivre pleinement l’instant, mais pas complètement. Comme un agent qui nous rappelle à l’ordre, notre téléphone vibre, sonne et nous ramène à lui, à son univers virtuel. Un mail de son boss et nous voilà de retour au bureau. Et de manière totalement spontanée, un moment d’ennui est comblé par sa présence même s’il s’agit juste de regarder les photos prises hier. Nous ne sommes pas seuls.

Par une irrépressible envie de partager

snowboard holidays young

La connexion est rassurante et pratique. Mais la connexion va aussi nous servir à partager. Car c’est là un besoin parfois inavouable que nous avons tous.

  • Etre joignable et pouvoir joindre

Le téléphone et la connexion, cellulaire ou wi-fi, permettent d’une part d’être joignable, par exemple si nous avons des programmes différents de nos potes et que nous devons nous retrouver. Mais cela permet également d’appeler ses proches « Allo Maman bobo », de les rassurer et de leur raconter ce que l’on vit.

  • L’envie de partager les bons moments

Grâce aux photos que nous avons prises la journée, nous allons pouvoir montrer les bons moments que nous avons vécu. Soit quand on rentre de vacances, soit sur l’instant grâce aux réseaux sociaux principalement. Notre feed Instagram devient en quelque sorte un best-of des moments marquants de nos vacances. Nous sommes contents de le parcourir et puis nous allons montrer que nous sommes heureux car dans le fond le bonheur c’est contagieux. C’est comme si on avait un trop plein de kiff qu’on voulait extérioriser. L’acte de partage n’est donc pas nécessairement une volonté pour rabaisser l’autre et l’enfoncer dans sa misérable condition. Au contraire.

  • A ce moment là, notre vie est mieux que d’habitude. 

Nos photos de jungle urbaine ou de sable blanc, de corps bronzé ou de soleil couchant sont des moments hors du commun que nous avons vécu. Et nous voulons, par le partage, signifier que, à cet instant T, notre vie était mieux que d’habitude, et que nous avons aimé cela.  Pour certains, ce partage peut s’apparenter à une forme de preuve. Il faut prouver que l’on fait des choses qui sortent de l’ordinaire et que notre vie est dingue. C’est un cercle vicieux qui tend à se demander si dans certains cas, nous ne voyageons pas pour avoir des choses à partager et non pour découvrir et ressentir.

Le partage appelle la reconnaissance et la validation de ses pairs. Le paradoxe est ici assez marqué puisque nous trouvons cela ridicule de vouloir prouver que l’on vit des choses et pour autant nous apprécions et demandons la validation de nos réseaux lorsque nous sommes dans cette situation. C’est là toute la beauté et la complexité de notre génération <3.

Il nous semble aujourd’hui difficilement imaginable de partir en vacances sans notre  téléphone et sans une once de connexion. La question de comment faisaient nos parents et grand-parents revient d’ailleurs souvent.
Et pour autant nous semblons avoir suffisamment de recul pour ne pas en abuser.
Mais les phénomènes de digital detox sont de plus en plus nombreux. et aujourd’hui les moins de 16 ans vivent à grands coups de live. Comment kiffer si je passe le plus clair de mon temps à exposer ma vie à travers mon téléphone ?  Il ne s’agit pas là d’un jugement mais plutôt d’un questionnement.

old phone holidays lost

Bonnes vacances et vivement les photos de la dinde et des cadeaux !! [gigg]

Merci à Claire, Ludivine, Clément, Louis, Lucas et Yacine pour avoir participé aux  entretiens qualitatifs.

Retrouvez le site de Ludivine pour redécouvrir l’art en se tordant de rire  : Son site, son Instagram et Facebook
Allez écouter la musique mystique et rythmique de Clément @PouvoirMagique, Facebook, Instagram